Je suis arrivé une semaine avant l’Enduro et j’ai décidé de pêcher un poste dans la zone 1 après le Camping.
J’ai péché trois cannes, des Jim Gibbinson Frontier avec des moulinets Fox 1200 Mag, et du fil Hydro-Tuff de Gardner en 15lbs.
Sous deux d’entre elles j’ai amorcé avec du maïs, du chènevis et 1kg de bouillettes CarpCompany parfum Caviar&Cranberry. Sous la troisième canne j’ai amorcé avec du maïs, du chènevis et des noix tigrées.
Lorsque je suis arrivé il pleuvait mais dans la nuit c’est une véritable tempête qui s’est levée. J’ai attrapé la première carpe à 1 heure du matin. Une belle commune de 13,5kg avec les bouillettes CarpCompany.

La deuxième à 6 heures 45, une belle miroir de 14,8kg, attrapée avec des noix tigrées et du maïs factice phosphorescent Enterprise Tackle.

Deuxième poisson
La troisième s’est présentée à 8 heures. Quatorze kilos de carpe commune attirée par une bouillette Caviar&Cranberry.
Le casse-croute a été interrompu à 10 heures et demie par une commune de 16,2kg avec une noix tigrée factice Enterprise Tackle.
L’après-midi s’est passé sous la pluie et je regardais le spectacle frustrant de cercles se former à la surface de l’eau. Dessous, les carpes se régalaient du festin que je leur avais offert, mais elles évitaient soigneusement les hameçons qui traînaient par là…

Ca ne mord pas, et pourtant elles sont là...
Puis vers 19 heures la gamelle de bœuf bourguignon brulant sur les genoux a failli causer des dégâts irréparable lorsqu’un départ hurlant s’est révélé être une commune de 16,3kg, ferrée une fois de plus avec une bouillette Caviar&Cranberry.
Dans la nuit ces même bouillettes ont triomphé de deux miroirs, une de 15kg à 1 heure du matin et la deuxième trois quarts d’heure plus tard de 13,5kg.
Epuisé, et malgré la tempête qui battait son plein je me suis endormi. Au matin un pêcheur inconnu m’a réveillé en m’informant que le lac était au seuil de mon bivvy et mon bateau errait à 300m de là.
Comme quoi, ceux qui disent qu’il n’y a pas de camaraderie entre pêcheurs se trompent, car en plus il m’a prêté son propre bateau pour que je puisse aller récupérer le mien.
Au retour j’avais juste le temps de tirer le bateau hors de l’eau avant que le détecteur ne me signale un autre départ, avec au bout du fil une miroir de 16,9kg appâtée une fois de plus par une bouillette Caviar&Cranberry.
Puis il fallait arrêter le temps de remonter le bivvy et tout le matériel vers la terre sèche (et attacher le bateau pour faire bonne mesure…)
Une fois les cannes réinstallées je n’ai pas eu longtemps à attendre la prochaine carpe, mais cette fois elle a eu raison de moi. En effet, c’était une battante et fourbe en plus. Elle s’est réfugiée dans une souche et j’ai du sortir en bateau pour essayer de la libérer. Je réussi, mais la rusée file sous le bateau. Ma canne ne résiste pas à la courbure que cette action lui inflige et elle se brise net. Et la carpe ? Echappée bien sûr.
Peu avant midi j’ai ferré une miroir de 13,9kg avec, comme d’hab, une bouillette Caviar&Cranberry.

J’ai remarqué qu’à Cabanac les carpes miroir sont beaucoup plus combattives que les communes. Ceci m’étonne car les communes ont un physique qui rappelle plus celui des carpes de rivière, qui étant sauvages, sont extrêmement combattives et puissantes.
La dernière que j’ai attrapée était aussi la plus grosse : une miroir de 19,3 kilos attirée avec, oui, vous avez deviné, une bouillette Caviar&Cranberry.
Puis il était temps de rentrer à la maison. Alors que je rangeais mes affaires je réfléchissais à cette session extraordinaire. Dix poissons en trois jours et trois nuits, un bateau (presque) perdu, une canne brisée, et pour couronner le tout, je suis tombé à l’eau alors que je pliais bagages !!